01/03/2010

La société des loisirs... ou les faces cachées de nos sociétés...

Eghezée, vendredi 26 à 20h15, centre culturel. Une centaine de personnes ne savent pas encore qu'ils vont être confrontés au miroir des fantasmes de notre société. Le décor est blanc, très blanc, intemporel, à la limite de l'inexistant. On sent que le décor ne servira que d'échos aux voix des acteurs. Un couple plus ou moins BCBG, classe moyenne, conventionnel de façade, normalisé par soumission à la société qui les régis et dans laquelle ils se fondent ou se confondent. Des propos conventionnels mais énoncés avec juste la conviction nécessaire pour obtenir l'aval de l'autre. Des réponses données en fonction de l'attente de l'autre, ou du moins de ce qu'on croit être l'attente de l'autre. Car connaît-on vraiment l'autre ? Et cette soirée programmée pour mettre un terme à une amitié, une vieille amitié de couple pour un autre couple aujourd'hui séparé... Et c'est le mari, l'ami avec qui on doit se brouiller pour ce qu'il a fait à sa femme, en tout cas, pour ce que l'on croit qu'il a fait à sa femme ! Car connaît-on toujours bien ses amis, leur couple, leur vie ? Se connaît-on finalement vraiment soi-même ? Un plein pot de questionnements philosophiques habilement placé dans un texte acéré, cru, sans complaisance, direct, appelant un chat, un chat. Sentiments refoulés, fantasmes étalés, libido à retardement qui explose, frustrations profondes qui font surface, aucun des personnages ne sortira indemne de ce vertigineux maelström qui les enfonce de plus en plus dans leurs contradictions, leurs doutes et leurs incertitudes en un mot, dans leur humanité. Après cette soirée trop arrosée, trop enfumée, à la limite du cauchemar, la gueule de bois sera amère, désabusée. Est-ce nous qui choisissons la société qui nous convient ou est-ce la société qui nous impose ses choix ? Vaste sujet... Personnellement, j'ai vraiment bien aimé cette pièce. D'un abord difficile car le sujet n'est pas évident, le jeu impudique et réaliste des acteurs, certains propos à la limite de l'odieux, du cynique ou de l'obscène font de cette pièce un exercice périlleux qui peut ne pas plaire à toutes les sensibilités. (Voir à ce propos un message préalable intitulé "La société des loisirs"). Relevons encore la pertinence du texte et l'excellent jeu des acteurs. Et n'oubliez pas de couper le babyphone ! (Guyde)

photo

 

 

 

 

 

Lu sur Net events, l'agenda de vos sorties: 

Une comédie sur les valeurs humaines déplacées.


Pierre-Marc et Marie-Pierre sont heureux. Ils s'aiment depuis 5 ans, ils ont un enfant, du travail, un piano, un home-cinéma... que demander de plus ? Certes, ce n'est pas facile tous les jours : le petit pleure souvent, le patron de Marie-Pierre est con, ils n'ont plus trop le temps de faire l'amour ni d'apprendre à jouer du piano, mais le bonheur est à ce prix, non ?

Et si parfois ils se sentent confusément angoissés, Marie-Pierre et Pierre-Marc ont plein d'idées pour retrouver le chemin de la plénitude : adopter une chinoise, virer leur ami, arrêter de fumer ou faire l'amour à trois, les solutions ne manquent pas !

17:20 Écrit par TDA dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.