18/05/2010

Le Proscenium a encore frappé... Fort...très fort...

Jeudi 13 mai, jour de l'ascension, quelques membres du TDA ont eu l'immense bonheur de découvrir le dernier opus du Théâtre Proscenium.affiche_UnVraiBonheur_med

Nous attendons d'ailleurs les commentaires de leur soirée avec impatience !!!

Mais, comme la patience, en matière de théâtre, n'est pas mon fort, et, n'ayant pu accompagner mes amis à la soirée de jeudi, j'ai décidé de consacrer mon dimanche après-midi pour, moi aussi, découvrir ce vrai bonheur. Et sincèrement, ce fût un pure moment de bonheur. L'ambiance café-théâtre conviviale de l'avant salle accueille chaleureusement le public (une cinquantaine d'heureux élus). La salle, constituée de banquettes en gradin est pour le moins intimiste à défaut d'être vraiment confortable, mais bon, même au Parc ou au CC d'auderghem on est mal assis, alors... Avantage de cette intimiste configuration, vous êtes quasiment sur scène avec les acteurs. (Ce qui ne doit pas toujours être évident pour eux d'ailleurs !). Pour ce vrai bonheur, il n'ont pas lésiné sur le décor...Une énorme pièce montée, façon comédie musicale style Hollywood du plus bel effet occupe tout le centre de la scène. Bravos aux discrets: Scénographie de Dominique Chenut réalisée avec l’aide de Daniel Deswert - Eclairages de Henri Siply et Jean-Michel Cuyvers - Régie de Willy Rinkens - Affiche de Jean-Michel Cuyvers et Jérôme François Les onze personnages de la pièce vont se croiser, monter, descendre, sauter, danser, chanter, draguer, boire, tomber, apparaître ou carrément disparaître de ce magnifique édifice. Pour l'intrigue, on tourne autour de la relation du couple avec un analyse très fine des différentes facettes qu'il peut présenter. La relation d'une jeune mariée depuis à peine 6 heures avec son tout frais mari (qu'on ne verra jamais !), celle de son ancienne amoureuse (à elle) qui n'a pas osé lui avouer qu'elle l'aimait toujours, celle du dragueur cliché, invité à la noce avec son épouse dominée, frustrée et en manque d'amour sincère, celle du couple de quinquagénaires enlisé dans les trop vieilles habitudes avec Madame qui couve de manière obsessionnelle et tyrannique son époux qui l'a épousée par une lâche gentillesse mais qui n'a jamais pu avouer sa véritable passion pour cette superbe fille, invitée aussi parmi les amies de la mariée et qui n'a jamais pu connaître la vie de couple et finalement celle du "séparé" lâche à souhait, éternel hésitant, accompagné de sa dernière victime à laquelle il promet le mariage après un divorce auquel il ne peut se résoudre. Et puis, il y a aussi la mère de la mariée, désabusée des hommes (le sien est aussi de la noce avec une petite jeunette !) et qui jette sur tout ceux qui passe à sa portée ses critiques d'atrabilaire. Et parmi tout ces handicapés de l'amour, jamais volontairement mais jamais involontairement non plus, un photographe, tel un funambule, apparaît comme un Charlot, toujours souriant, et emmène tranquillement la désirable et désirée célibataire vers de nouvelles aventures...

Voici ce qu'en disait le site du Proscenium: Avec "un vrai bonheur", Didier Caron signe une comédie grinçante où on lave son linge sale entre "amis". C'est bien plus qu'un marivaudage, C'est une vraie réflexion sur le couple et l'institution.Derrière le sort des mariés, il y a une sacrée galerie de portraits parmi les invités, les vieux amis et la famille. Tous profitent de ce mariage pour faire un petit point sur leur vie de couple... ou leur vie tout court. Belle série de protagonistes dont on croise tous chaque jour des exemples en chair et en os. Un Vrai bonheur est une pièce de son temps où les femmes parlent d'amour cru aux hommes, rappelant cette évidence que le mariage est aussi un équilibre charnel qu'il faut faire durer pour réussir. Mais c'est également une excellente réflexion sur cette institution qui perdure au fil des siècles sans jamais se démoder.

Bref, elle est à conseiller d'urgence à tous les futurs mariés. Et aux autres…
Les dialogues sont vifs et ciselés et on se retrouve très vite pris au piège des éclats de rire qui s'enchaînent comme les niveaux d'une pièce montée.
Le vrai bonheur existe-il ? Peut-être, peut-être pas. En tous les cas, il vous fera rire assurément. 

Les acteurs nous ont offert, pour cette dernière représentation et pour ma part en tout cas, une qualité de jeu exceptionnelle !!! C'est bien simple, ils jouent comme des vrai pros ! Ils ont été bluffants, habités par leurs personnages, vivants, dynamiques, crédibles, communiquant leurs émotions à un public pris à leur jeu et conquis à 300%. Le texte de cette pièce est vraiment excellent, les répliques s'enchaînent sans temps mort et la scène n'est jamais vide...Chapeau au metteur en scène (Jean-Michel Cuyvers) qui a apporté une incroyable dynamique au jeu des acteurs. Je me suis rarement senti aussi "conquis" par une pièce de théâtre et bien, celle-ci fera partie sans conteste de mes meilleurs souvenirs. J'espère que le Proscenium la rejouera encore car, je vous l'assure, c'est une petite perle... Avis est lancé aux animateurs de Centres Culturels...Achetez cette pièce, votre public va adorer ! Et pour vous en convaincre encore, dimanche, le public a offert aux comédiens une "standing ovation" spontanée en applaudissant à sketter tout'el barak au bas mot ! (Guyde)

15:25 Écrit par TDA dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Un vrai bonheur! Bluffée. De la mise en scène sans temps mort au décor si parlant en passant par les invités au mariage, je me suis régalée. Le seul bémol, par contre, pour contredire Guyde, c'est certaines faiblesses du texte, heureusement largement compensées par d'autres morceaux jouissifs de ce même texte.
A voir ... en couple!

Écrit par : Carol | 19/05/2010

C'était un régal, une pièce amusante et vraie dans un décor extra;

Écrit par : EMMA | 20/05/2010

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