25/08/2010

Tout le monde ... ça n’existe pas

 

C'est avec un réel plaisir que nous vous faisons part du coup de coeur d'un "onemanshoweur", chroniqueur à ses heures pour notre plus grand bonheur...
Affiche Marie Limet.jpg

Début juillet, dans la salle de répétition du Théâtre Marni à Bruxelles, j’ai eu le privilège d’assister à l’avant-première du spectacle « Tout le Monde ça n’existe pas » de et par Marie Limet.

 

Un grand plateau nu cerné de lumière, un porte-manteau et une valise, et surtout une comédienne-danseuse, auteure et interprète de ce « seule-en-scène » atypique qui va occuper l’espace et le temps de sa danse, de ses mouvements, de ses gestes, de ses mots, de ses cris... durant plus d’une heure

 

C’est beau, c’est varié, c’est drôle (parfois), c’est percutant (toujours), c’est sexy (tout juste), c’est intelligent, c’est énergique ... bref, on ne s’ennuie pas une seconde, et on en ressort différent, grandi, secoué ...

 

Ce spectacle est un cri, celui d’une envie de se sentir aimé et reconnu, malgré ses différences. Quelle que soient ses différences. S’il est ici question du handicap, réalité que la comédienne vit au quotidien et dont elle témoigne d’une manière particulièrement pertinente, le spectacle invite à la réflexion, au questionnement sur le regard que nous portons sur ces différences qui nous entourent, celles des autres et les nôtres.

 

Emaillé de phrases fortes telles que « Et on fait quoi des trucs qui sont cassés ? » ou « Non mais sincèrement, t’imagines venir au monde avec les jambes molles, sept doigts, un bec de lièvre, de la merde dans les yeux, sans trou de cul, des petits seins, une face de pet, un cerveau de blonde, ou une main en moins ? Sincèrement tu pourrais vivre comme ça ? Avec un truc qui manque ? », le spectacle secoue sans jamais agresser gratuitement. Il invite à la réflexion, non à l’apitoiement. Il est un fabuleux instrument pour faire avancer l’idée d’une société « multi », une société de personnes différentes ... comme tout le monde.

 

Il faut que ce spectacle tourne. Il faut qu’il soit vu, entendu, compris ... Il a déjà été retenu par l’AWIPH dans le cadre de ses actions de sensibilisation au handicap. Il peut être assorti d’actions diverses telles que débat, ateliers, etc. Appel est donc lancé à tous les programmateurs habituels ou occasionnels, tant du secteur culturel que social. On peut choisir de mettre en avant sa qualité artistique, ou le message qu’il contient : l’un et l’autre valent la peine et se complètent parfaitement.

 

Pour en savoir plus, contactez l’artiste : 0497/72.25.67 ou limetmarie@gmail.com

 

Et comme le chante Charlélie Couture :

 

« Parce que l’on a peur de tout ce qu’on connaît pas, de tout ce qu’on comprend pas.

Parce que les étrangers qu’on préfère encore c’est les étrangers de couleur…parce qu’on les repère de loin. »

 

Jean Dufour.

 


Nous essayerons de vous présenter le calendrier des futures prestations de Marie Limet pour vous permettre d'apprécier, comme Monsieur Jean Dufour, le travail de cette artiste namuroise (si je ne m'abuse !)... En attendant, un petit clic déjà sur l'image ci-dessus...   Guyde

 

 

22:41 Écrit par TDA | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |